Dans l’oeil du Cyclone

Dans l’oeil du Cyclone

Pièce pour
5 interprètes

Devancée par la création de L’absolu et toujours repoussée à plus tard, cette création sous le premier nom de Frictions verra peut être le jour quand la tournée l’absolu sous le Silo lui laissera place, mais ce dernier n’étant pas prêt de s’arrêter de jouer, il nous faudra être patient.
Cette création s‘appuiera elle aussi sur la scénographie circulaire du chapiteau Le Silo, métamorphosé pour l’occasion en une tour inachevée à ciel ouvert, prolongeant ses escaliers infinis d’encore quelques mètres de plus pour s’inspirer de l’essai de Samuel Beckett « Le Dépeupler » et des écrits d’Alain Damasio.

Un moment d’anticipation Post Disaster ?
Entrez en un espace-métamorphose où l’organisation sociale liée à l’espace se révèlent ne jamais être la même, toujours en course d’une nouvelle lecture re-contextualisée.
 
Vous êtes venu voir, observer … en fait, vous allez être confronté à leur réalité, leurs incertitudes, leurs peurs, leurs espoirs. Tout semble indiquer que ”Dans le l’oeil du cyclone” se déroule après … dans une ère post-industrielle en huis-clos..
Des silhouettes cherchent une place, tant spatialement que hiérarchiquement, ou socialement.
La logique tient des règles de probabilité endurées proche de l’absurde. Ils sont juste là, et s’il y a suffisamment de compréhensibilité pour qu’une question arrive encore à se poser, la question centrale serrait bien liée à une énorme « déconstruction » récente de leur société. Tout tourne pour ces sujets autour du besoin d’y reconstruire un espace de communication, de vie en dehors de ce qui se passe à l’extérieur. Le mot y aura-t-il sa place ? Ou est-ce plutôt un langage purement gestuel qu’il faudra réinventer?

Une tragédie de notre siècle, un mythe contemporain, un conte désenchanté ou désabusé ?
Une oeuvre générationnelle inspirée par ce qui a marqué notre génération, partageant au public le besoin de s’identifier, de croire, ce à quoi les minorités mises en marges ont porté utopiquement, des valeurs (résistance, contre culture) qui sont, ou questionnent, ou deviennent les nôtres.

Juste être vivant ..qu’a en croire à l’intensité, à la jouissance, à la fougue…C’est quand on a plus rien que la fragilité de la vie apparait en fleur. On sent à ce moment là qu’on lui appartient, plus qu’elle nous appartient.