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Dans l’œil du cyclone

Pièce viscérale pour 5 interprètes

• Un moment d’anticipation Post Disaster.., un moment de théâtre ?

Entrez un espace-métamorphose où l'organisation sociale liée à l’espace peut s'apparenter à la pièce "Le dépeupleur" de Beckett. Un labyrinthe, où les interprétations se révèlent ne jamais être les mêmes, toujours en course d'une nouvelle lecture re-contextualisée.

Vous êtes venu voir, observer … en fait, vous allez être confronté à leur réalité, leurs incertitudes, leurs peurs, leurs espoirs.

Tout semble indiquer que ”Dans le l’oeil du cyclone” se déroule après ... dans une ère post-industrielle en huis-clos..

Des silhouettes cherchent une place, tant spatialement que hiérarchiquement, ou socialement. La logique tient de règles de probabilité endurées proche de l'absurde. Ils sont juste là, et s'il y a suffisamment de compphréenssibililité pour qu'une question arrive encore à se poser, la question centrale seraît bien liée à une énorme « décontraction » récente de leur société . Tout tourne pour ces sujets autour du besoin d’y reconstruire un espace de communication, de vie en dehors de ce qui se passe à l’extérieur. Le mot y aura-t-il sa place ? Ou est-ce plutôt un langage purement gestuel qu’il faudra réinventer?

  • Une tragédie de notre siècle, un mythe contemporain, un conte désenchanté ou désabusé ?
  • Une oeuvre générationelle inspirée par ce qui a marqué notre génération, partageant au public le besoin de s’identifier, de croire, ce à quoi les minorités mises en marges ont porté utopiquement, des valeurs (résistance, contre culture) qui sont ou questionnent ou deviennent les notres. 
  • qu'a en croire à l’intensité, à la jouissance, à la fougue…

C’est quand on a plus rien que la fragilité de la vie apparait en fleur. On sent à ce moment là qu’on lui appartient, plus qu’elle nous appartient.

Pourquoi attendre que la couronne de fleur soit prête à faner, pour se battre pour elle ?
Parce-qu’elle nous fait relativiser le fait que tout le reste est secondaire ? 

Le souhait de la Compagnie et de Boris Gibé est bien d'approfondir une ligne directrice dans les arts du corps et de la pensée et cette démarche d'affirmation d'un théâtre de sensations, perceptif et immersif. Une perte de repère qui permet d'entrevoir l'au-delà ; de se recentrer dans une compréhension qui dialogue avec l'âme et l'inconscient au dessus de l'intellect. Pour aller un peu plus loin vers les choses de rien, celles qui nous entourent encore mais qu'on ne voit que très rarement, nos sensations, nos intuitions, notre appréhension…

Devancée par la création de L'absolu, et toujours repoussée à plus tard, cette création sous le premier nom de Frictions verra peut être le jour quand la tournée l’absolu sous le Silo  se posera pour lui laisser place, mais ce dernier n’étant pas prêt de s’arrêter de tourner, il nous faudra être patient.

Cette création s‘appuiera elle aussi sur la scénographie circulaire du chapiteau Le Silo, métamorphosé pour l'occasion en une tour inachevée à ciel ouvert, aux escaliers infinis.

Danse acrobatique, cirque aérien, théâtre physique, s’y mêleront pour approcher une nouvelle forme de poésie à l’état brut.