ligne artistique

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Une percée dans l’abîme

La recherche de Boris Gibé s’articule autour de la perception du monde mis le plus souvent en abîme dans des huis clos absurdes qui questionnent le conditionnement humain. Ses créations jouent des impressions visuelles et sensitives du spectateur pour mieux le troubler. A travers des sujets existentialistes, il créé des univers cinématographiques, des espaces mentaux et des mondes parallèles qui trouvent leurs formes d’évocations dans une plastique où objets, matières et éléments deviennent les partenaires de jeu d’une poétique du mouvement à l’état brut.

S’affirmant depuis plus de 15 ans dans un processus d’écriture et de création dans le domaine du cirque contemporain, son langage chorégraphique y pousse le corps à ses limites physiques dans une poésie du mouvement à l’état brut. Inspiré de techniques acrobatiques et aériennes issues du cirque, il se construit à partir de la dramaturgie du spectacle. Elle-même se nourrit dans une interaction de tous les médiums qui la composent (scénographie, son, lumière, machinerie et bricole technologique) jusqu’à son écriture finale.

La Cie Les Choses de Rien poursuit sa recherche d’un langage artistique original où la question du mouvement vient interroger celle de l’espace. Que ce soit par la particularité scenographique du chapiteau comme dans Le Phare, Le Silo ou Il Kiosko, que ce soit sur scène dans Les Fuyantes où sa scénographie La Monade suspendue par 80 poulies vient déformer nos perceptions, dans l’appartement témoin Hight-tech de Bull, dans les cartes blanches de Parcours Insolites, ou dans les décors abandonnés des 10 films de  Mouvinsitu, il s’agit d’une expérience à part entière qui consiste à rentrer à la fois dans l’espace et les idées que porte Boris Gibé, associés à l’écriture du spectacle. Après la sortie de L’absolu, nouvelle création et pièce majeure de notre répertoire, la compagnie souhaite affirmer sa ligne artistique comme celle d’un cirque – théâtre de sensation. L’architecture y est toujours un médium mis en avant pour mettre en jeu l’influence que porte le contexte sur les situations, les relations et la construction de nos identités.

Actuellement, lI Kiosko (architecture culturelle itinérante) s’apprête à prendre la route afin de développer un travail de proximité et une programmation artistique avec des associations de quartier et foyers ruraux là où il se posera.

La construction du grand Panopticum anatomique, venant d’être achevée, accueille aujourd’hui un laboratoire de recherche électrique sur la physique des forces invisibles et la création d’Anatomie du Désir (repas-spectacle phénoménologique) qui serra joué à partir de 2023 sous les architectures itinérantes du grand Panopticum anatomique et d’Il Kiosko.

Puis viendront De la nature des choses (titre provisoire) créé pour l’espace public, et encore un peu plus tard Dans l’oeil du cyclone (inspiré de l’essai de Beckett Le Dépeupleur)