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LA PRESSE

 

 

Le Dauphiné Libéré

 

La Cie Les choses de Rien en création à la Passerelle, pour une soirée inoubliable

Boris Gibé et Florent Hamon sont sur la scène de La Passerelle. Dans le plus simple appareil. Devant la salle qui applaudit à tout rompre, ils dissimulent maladroitement leur anatomie derrière une page de papier journal ; une page magnifique qui marquera sans doute leur jeune carrière et des journaux dans lesquels ils se sont vautrés toute la soirée. La nudité comme apothéose ? La nudité comme ultime provocation ? Non ! Un simple lâcher prise, un lâcher prise de toute beauté qui vous donne envie de vous rabibocher avec la terre entière. Un lâcher prise qui libère et nous permet de changer notre manière de percevoir les choses. Un lâcher prise, enfin, qui sonne la fin d’une pièce qui aura côtoyé la danse, le cirque, le théâtre et l’humour. De cet humour qui fait du bien, intelligent et subtile, taillé dans le marbre le plus fin et le plus audacieux. Un mariage pour tous. Une union fraternelle d’une simplicité déconcertante qui vous tombe dessus comme une évidence. Un grand coup d’espoir qui redonne confiance en l’homme et en sa faculté de faire jaillir des émotions tellement inattendues. L’artiste, quand il est bon, a ce don de donner sans compter pour vous amener sur des berges inédites et originales. Ces deux là ne se prennent pas au sérieux mais ils ont du talent plein les poches, enfin… quand ils en ont. (…) Mouvinsitu qui restera dans les mémoires. Il n’y avait qu’à croiser les regards pleins d’étoiles et les sourires naïfs de cette partie du public qui tenait à continuer la soirée à l’Entresort, pour comprendre qu’il venait de se passer quelque chose, un truc comme on dit. Et au milieu de leur propre exposition vidéo, la Cie Les Choses de Rien, Boris Gibé et Florent Hamon ont prolongé ce plaisir en venant partager leur émotion. Ils s’étaient bien sûr rhabillés… mais ne se voyaient que leurs mines de gamins ravis.                  Gérald Lucas, 12 novembre 2014

 

 

 

Zibeline N°79

 

Grand duo poétique

Ils ont un côté sur doué, Boris Gibé et Florent Hamon. Leur spectacle a tout d’un duo burlesque et emprunte au cinéma muet, mais a 100 000 lieux de toute nostalgie : dans la matière, l’effet majeur, la technologie hyper maîtrisée et la force d’une jeunesse qui ancre son propos dans son temps. L’acrobatie et la danse se mettent au service de l’envol, du trébuchement, de la lutte ou de l’étreinte et ces deux corps virtuoses composent un couple qui affronte les éléments, la pesanteur et ses propres défaillances. Et puis aussi quand le décor s’apaise  - car le décor est peuplé d’éléments hostiles qui les attaques régulièrement - ils jouent d’un contre l’autre, se charrient, se déséquilibrent, s’obstruent, se trimballent, s’appuient, s’imbriquent… Il est rare de voir un spectacle aussi réussi visuellement : en général les danseurs acrobates ne sont pas de bons fabricants d’images, ou vice-versa… Ces deux-là ont un côté James Thiérrée, d’autant qu’ils ont comme lui de l’oreille, et que leur bande-son est d’une rare pertinence. Mais contrairement à beaucoup de circadiens, leur univers n’a rien de passéiste ou décadent. S’ils citent ra il  ou aMort au trousses, leurs clins d’œil restent discrets, comme Buster Keaton, ils vivent un monde hostile, mais celui-ci à l’éclat du présent.

L’exposition qui accompagne le spectacle est elle aussi inventive et virtuose : vidéos, installations numériques, décors jouent d’effets d’optique et de projections illusionnistes, mais racontent aussi bien un dédoublement cauchemardesque que la traversée, avec des ados, d’un espace scolaire. Ils jouent de tout, y compris de la relation aux autres, à la rue, au seuil, au lit, au flottement…

Agnès Freschel, 19 novembre 2014

 

 

La Provence

 

La poésie du réel s’appelle Mouvinsitu

C’est comme dans un rêve... Comme lorsqu’on t’ente de courir et que notre corps n’arrive pas a suivre, il est tout mou, désarticulé. Indépendant de notre pensée. Parfois encore, on nage dans les airs, on occupe l’espace. Oui cette pièce Mouvinsitu, c’est comme un rêve, tout léger, fragile, comme le papier qui habille les deux danseurs Boris Gibé et Florent Hamon de la compagnie Les Choses de Rien.

Comment le réel peut il devenir fictionnel ? La réponse  est sur le plateau, où évolue une machinerie poétique des plus étonnantes, entre son, lumière, images vivantes et numériques.

 N.T, 21 juin 2014

 

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