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         LA PRESSE

« Sous un chapiteau-phare, deux gardiens s’entretuent puis tentent de se rejoindre, via la musique et la danse, par-delà la mort. […] Spectacle de quelques boîtes et quelques seaux, fait d’éléments de cirque, de théâtre et de danse, Le Phare nourrit une tension dramatique […] impérieuse. Colères, troubles identitaires, fantasmes, il règne, dans ce violent face-à-face, une gravité et une poésie qui perturbent et charment à la fois. » - Politis, I.M., 21 septembre 2006

« [Boris Gibé] invente une gestuelle acrobatique dans laquelle il place une belle énergie. Inclassable, Le Phare déroutera ceux qui associent piste et prouesses. Il a la fragilité d’une toute jeune création mais promet de beaux moments à qui accepte de plonger » - Le Figaro, Françoise Dargent, septembre 2006

« Le Phare mêle et démêle les séquences énigmatiques et audacieuses, dont un très beau numéro de corde aérienne avec un seau d’eau enflammé. » - Le Parisien, Delphine Perez, 21 septembre 2006

« Boris Gibé a construit sa création telle une bande dessinée, mais le découpage des scènes et la composition des images semblent empruntés au cinéma. » - Libération,  Bruno Masi, 15 septembre 2006

 

« Comme un lieu magique et effrayant à la fois, le Phare va séduire les amateurs d'originalité et de qualité. » - Courrier Picard, Laurent Houssin, 4 juin 2007 


" C’est un phare dans la tempête. Comme égaré en pleine mer. Un phare délabré, l’eau s’y infiltre abondamment. Sur le parquet de bois, l’eau tend ses pièges, comme des plaques de verglas sur une route circulaire. Une horloge pend. Le temps balance. Gouttes de temps, gouttes d’eau. « A bord » de ce phare en perdition, deux gardiens de phare. L’un, bourru, gardien du temps, et garde-fou, bricoleur de piano, et sa caisse à outils qui bringuebale. On l’entend venir de loin. Il déambule dans les coursives. Il surveille. L’autre, au visage d’enfant, efflanqué du rêve, bouée ballotée, corps divaguant, se fait un devoir d’exister. Il porte nos désirs, nos espoirs, nos folies, nos peurs, nos combats. Il est le jouet du temps et de l’eau. Voleur de bonheur. Il glisse. Se tord. Tombe. Se relève. Retombe. Il danse et c’est le hasard qui mène la danse. Et les objets volent, s’enroulent, se déploient. Des cris. Danse de mort. Violence. Bruit sourd du corps qui rebondit sur le bois. Et c’est une formidable métaphore de la vie. Notre vie. On fait bonne figure. Tant bien que mal. Quoi qu’il arrive. Même la tête sous l’eau. Sous la lame de l’horloge, épée de Damoclès, inaccessible. Et la lumière, là-haut, qui tourne en rond. Métaphore, métaphore. Et le public, en rond lui aussi, qui voudrait tendre les bras. Recueillir ce pantin désarticulé. Equilibriste du doute. Lui donner un peu de chaleur. Il est beau. Il n’y a pas de mots, ou très peu. Mais je pense bizarrement à Raymond Devos. L’artiste, sur sa planche pourrie, en équilibre sur la mer qui divague…"                                                                                                                                                                                         
Vincent Roca, octobre 2007
 


 

 

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