Carnet de création – L’absolu

Carnet de création – L’absolu

Entre 2008 et 2017, ce projet a cheminé dans la réflexion quant à la recontextualisation de la perception du spectateur. Boris Gibé a souhaité travailler sur une structure vertigineuse, offrant une expérience physique aux spectateurs. “Comme dans un théâtre anatomique, j’avais envie que ce spectacle soit vu du dessus, en circulaire, pour que le public se retrouve dans une réalité supérieure au sort de l’homme mis en scène”. Il construit pour cela avec une équipe d’architectes et de constructeurs une étrange structure à 4 étages en forme de silo.

Dans ce puits aux images qui questionne le vide, le néant, l’infini, les pistes de recherches creusent un sillon dans une relation du corps avec les éléments, où particules, eau, feu, air et matières deviennent de véritables partenaires de jeu, des passeurs, une sorte d’interface entre l’espace et le cœur-spectateur. Miroir au sol et illusions d’optique deviennent partenaires de la création lumière pour mieux jouer de nos perceptions. Un corbeau volant dans ce tribunal interprété la figure du double, du juge, du bourreau. L’acrobatie aérienne sur des agrès de cirque réinventés, et contorsion sont traversées dans   une approche chorégraphique du geste comportemental poussant la physicalité à l’extrême.

Embarcation vers l'absolu : Chantier de construction du Silo et recherches préliminaires sur L'absolu